23/03/2006

On a ses petits secrets...

Elévé au banania et aux vidéocassettes horrifiques des années quatre vingt, j'avoue un penchant certains pour les petits films de terreur bien torchés, traversés de scénes gore et habités par des créatures peu farouches aux vêtements légers. Et ces derniers temps, il faut remarquer que le revival eighties, accompagné d'une soif toute hollywoodienne de revisiter le catalogue des monuments de la déconne sanguignolante, sert bien la cause des enfants de zombies que nous sommes.
Avec Hostel, d'Eli Roth, on entre de plein pied dans ce type de cinéma totalement décomplexé, qui ose trancher dans le vif sans balancer un clin d'oeil toute les trois scènes ou (pire ?) terminer sur une pirouette bien débile qui désamorçe toute la force du scénario. Non, Hostel, c'est du solide, du blanc bleu belge sans additif et au final une expérience totale pour qui se laissera emporter dans cette aventure moins basique qu'il n'y paraît.
Attention tout de même pour les coeurs sensibles, le voyage comporte quelques étapes plutôt solides côté violence et ce genre de métrage s'aborde avec toutes les réserves d'usage... Il n'empêche qu'au rayon réflexions pertinentes sur les limites (ou l'absence de limite ?) tracées par un monde où l'argent est roi, cette perle noir vaut sans doute son pesant de pesos. Mais son décodage est loin, très loin d'être à la portée du premier venu.

21:54 Écrit par Chris | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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