26/04/2007

Chronique Livre

chrono

Je vous avais déjà parlé en long et en large de Robert Crais et de sa série consacrée aux aventures du détective privé Elvis Cole. Humour, action, énigmes tordues et personnages haut en couleurs, Crais développe un univers dont il s’échappe de temps à autre pour offrir aux lecteurs un « one-shot » dont la force n’est pas sans rappeler un certain Michael Connelly.Dans ce « Deux Minutes Chrono » le personnage central, Max Holman sort de prison où il a purgé une peine pour braquage de banque. Un braquage qui a mal tourné lorsqu’il a lui-même enfreint sa propre règle de ne jamais resté sur les lieux du crime plus de deux minutes.Enfin libre, Holman retrouve un monde qui a bien changé, mais rêve surtout de renouer le contact avec son fils, bambin lors de son incarcération, devenu policier à L.A. Ce souhait vire au cauchemar lorsqu’Holman apprend non seulement que son fils a été tué, mais que le meurtre a eu lieu dans des circonstances troubles dans un univers de flics véreux . Perdu, Holman se tourne vers la seule personne qui a fait preuve d’humanité lors de son arrestation : l’agent du FBI Katherine Pollard.Un véritable imbroglio donc que ce « Deux Minutes Chrono » où les apparences se révelent peu à peu trompeuses et où la limite entre le bien et le mal, des défenseurs de l’ordre et les malfrats, les intègres et les combinards, se brouille au fur et à mesure des découvertes de l’ancien taulard. Lui-même suspect aux yeux de la police, tâché à jamais par son passé de braqueur, il aura toutes les difficultés à faire entendre sa voix dans un milieu ou le passé pèse aussi lourdement sur les épaules des protagonistes que le smog sur la cuvette de Los Angeles.La comparaison avec Connelly est évidement toute trouvée, si ce n’est que Robert Crais laisse poindre dans ses écrits un optimisme, ou du moins un semence de rédemption, que l’auteur des aventures de Harry Bosh and Co semble rejeter en bloc. Certain y verront peut-être l’influence des happy end cinématographique sur l’écriture de Crais (ancien scénariste…) d’autres y verront une foi encore intact en l’homme. Naïf, peut-être, je choisirai la seconde solution !

15:54 Écrit par Chris dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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