01/06/2007

Avis Livre

manitouAnnoncé depuis un certain temps chez Bragelonne, Du Sang Pour Manitou sort enfin chez cet excellent éditeur francophone qui n'a pas peur de mettre en avant la terreur dans ce qu'elle a de plus viscéral.Critique donc...

Avec Du Sang pour Manitou, Graham Masterton retourne aux origines de son style et effectue une fois encore la fusion presque parfaite entre la terreur, l’humour british totalement décalé et des préoccupations contemporaines.L’histoire débute comme un thriller horrifique « classique » alors qu’une étrange et meurtrière épidémie semble frapper New-York. Certains habitants souffrent de fièvre et vomissent des flots de sang … qui s’avère ne pas être le leur.Entre en scène Harry Erskine, le héros des trois premiers romans de la série « Manitou » (et de quelques autres épisodes), sorte de détective de l’étrange, vrai médium, faux diseur de bonne aventure, ayant déjà tant souffert de ses excursions dans le paranormal qu’il finit par regarder la vie avec un détachement hilarant. C’est évidemment à travers les yeux de Harry que nous allons vivre cette nouvelle aventure où le Manitou, méchant de service, semble dans un premier temps, ne pas avoir sa place… Je n’irai pas plus loin dans le résumé pour ne pas vous casser le suspense ou vous priver de la découverte de quelques scènes horrifiques pas piquées des hannetons. Car s’il est bien un auteur qui, depuis sa première publication il y a plus de 30 ans, n’a jamais succombé aux sirènes du politiquement correct, d’une horreur « light » ou d’un gore dilué c’est bien Masterton. « J’aime les romans courts, avoue-t-il. Les romans qui vont à l’essentiel… Et par le passé je me suis parfois laissé aller à me regarder écrire. Ce qui a donné des romans un peu longuets, je l’avoue. Avec Du sang pour Manitou, je reviens aux sources. Et aux sources du personnage de Harry Erskine également, avec ce côté décalé et son humour macabre ».De fait, le roman vous prend à la gorge dès les premières pages et se transforme rapidement en un véritable roller-coaster. On crie, on frisonne et on est agréablement surpris de voir comment Masterton parvient encore à renouveler une formule que l’on imaginerait usée jusqu’à la corde.

22:41 Écrit par Chris dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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