16/03/2008

Avis Ciné : 10.000 BC

bcComme chaque fois, lors de la sortie d'un film de ce bon vieux Roland Emmerich, la critique fait rage et les noms d'oiseaux volent à basse altitude ! Il faut dire qu'avec un palmarès comme celui de l'allemand expatrié le plus américanophile que la terre ai jamais porté, les journalistes de tous bords boivent du petit lait. Incarnant quasi à lui tout seul le manichéisme, les films creux et la défense de valeurs dont seuls les habitants du pays de l'Oncle Sam semblent avoir le secret, Emmerich est également un money-maker que les studios adorent! Et ce n'est pas avec ce 10.000 BC que les choses vont changer ! Grand livre d'images sans prétention, 10.000 BC possède deux niveau de lecture. Soit, on y voit une aventure naïve, qui fait fi des conventions géographiques, historiques et biologiques pour illustrer une histoire baignée d'archétypes. Soit on y analyse une bouse sans nom, bourrées jusqu'à la gueule d'incohérence, de clichés et de mécaniques scénaristiques à faire pleurer de rire un élève d'école maternelle...

Comme toujours, la réalité ce trouve quelque part entre les deux. En excellent faiseur, Emmerich parvient à maintenir l'attention du spectateur tout en composant des images d'une beauté certaines. Le scénario, ultra-classique, ne réserve aucune surprise mais prend la peine de puiser son inspiration dans un bain quelque peu original (cette année, entre suites et adaptations de BD, l'été sera encore très "scénario adapté de..."). Par contre, l'erreur cardinale commise par Emmerich repose peut-être, paradoxalement, dans l'aspect "terrien"' de son aventure. Vouloir à tout prix nous faire croire que ce film pourrait s'être déroulé dans un passé lointain ouvre la porte à tant de remarques, tant de critiques, tant d'incohérence, que l'on en viendrait à penser qu'il aurait été plus malin de la part de l'allemand fantaisiste de laisser jusqu'au bout planer le doute sur le cadre géographique au sens large de son aventure. Cela aurait alors été pour lui l'occasion de proposer une aventure épique, de pousser plus loin certains délires (pourquoi le chasseur n'apprivoise-t-il pas le tigre à dent de sabre pour en faire sa monture ?) et d'oublier toute restriction plutôt que de tenter, parfois maladroitement, de justifier un ancrage... dont le spectateur se serait bien passé.

11:09 Écrit par Chris dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinema, critique |  Facebook |

Commentaires

J'aime bien en général les films de Emmerich. Et je sais qu'il ne fgaut pas regarder à la véracité historique. Mais là... Je n'ai pas ri, ni souri, ni frémis, ni été ému. Beaucoup trop conventionnel, beaucoup trop convenu à mon goût.
Docteur Corthouts deviendrait-il un peu trop tendre?

Écrit par : Marc | 23/03/2008

j'ai quand même préféré le livre que le film

Écrit par : avis livres et bouquins | 14/01/2012

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